Héliantis : accompagner ses clients dans leurs projets d’expérimentation variètale

Née dans le Centre-Est, Héliantis Expérimentations maille le territoire et élargit son offre de services. Elle propose aux semenciers et acteurs de la distribution un accompagnement dans leurs projets, et des prestations clé en mains.

Article tiré du magazine Semences & Progrès n° 189 / avril 2019

 » Ni tout à fait locale, ni tout à fait globale « , la société Héliantis Expérimentations assume ses différences. Elle poursuit son développement en mettant en avant la qualité de son réseau et de ses services. Partie d’une petite activité d’expérimentation de semences et de produits phytosanitaires, créée en 1992 par Bernard Neyron, un agriculteur de Saint-Paul-lès-Romans dans la Drôme, avec le réseau Astria, elle réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, et emploie 20 personnes.

Entretemps, sous la houlette de la troisième génération de la famille, elle cède son activité phyto à Staphyt, qui lui délègue une partie de ses travaux d’expérimentation de semences dans l’est de la France. « L’expérimentation phyto n’était pas inscrite dans notre ADN », explique Xavier Neyron, qui dirige l’entreprise avec son frère Yannick. « Nous avons eu la chance de pou-voir compenser aussitôt les 20 % de chiffre d’affaires que nous venions de céder ».

Un meilleur maillage territorial.

Aujourd’hui, l’entreprise est déployée dans trois grandes zones : la vallée du Rhône, où elle travaille pour bonne part sur l’espèce maïs, la Bourgogne avec une forte activité sur colza et céréales à paille, et depuis peu sur protéagineux, et l’Occitanie, son implantation la plus récente. Grâce à l’intégration, en 2018, de deux anciens collaborateurs d’une station de semences de Castelnaudary, désormais fermée, et « qui avaient un réseau d’agriculteurs et connaissaient bien le métier », Héliantis compte désormais dans cette région 10 000 parcelles environ, consacrées aux céréales à paille. Cette acquisition a été « une opportunité » pour enrichir son offre de services à de nouvelles espèces et mieux se positionner sur le marché. Elle renforce le maillage territorial de la société, qui compte désormais trois stations et 39 lieux de testage, et élargit son réseau de producteurs partenaires au nombre de 27, « son fonds de commerce », souligne Xavier Neyron.

Des services à plus forte valeur ajoutée

A travers eux, Héliantis propose une gamme de prestations « classiques » essais de rendement et de comportement, expérimentation de conduites culturales. En parallèle, elle développe des services à plus forte valeur ajoutée, comme l’évaluation variétale, l’appui à la sélection avec la mise en place de pépinières à façon, ainsi que la multiplication d’hybrides et de petites générations. « Nous proposons à nos clients d’accompagner leurs projets, de A à Z, en leur apportant les fonctions supports dont ils ont besoin ».

Héliantis compte dans son porte-feuille 170 clients. Elle a notamment mis en place quelque 4 000 parcelles d’essais pour le projet de recherche BreedWheat dans le blé, et autant pour le programme Amaizing dans le maïs. Afin de s’adapter aux demandes de plus en plus sophistiquées du marché, elle propose des plateformes connectées et migre vers des bases de données de 3e génération, afin de fournir des résultats rapidement, et justes. Pour l’avenir, plusieurs autres challenges attendent Héliantis : l’acquisition de compétences, avec le recrutement de « talents », et la croissance externe, avec l’objectif de pouvoir proposer une offre globale pour mieux se positionner sur le marché. Pour l’heure, la société s’apprête à ouvrir de nouveaux locaux dans le cadre de l’Agropôle de Dijon.

L’INFO en +

UN « PUR » SEMENCIER

Héliantis se veut « pur » semencier, son « ADN », souligne l’un de ses dirigeants, Xavier Neyron. Très tournée vers le maïs de par son implantation historique dans la vallée du Rhône, l’entreprise se diversifie depuis une dizaine d’années dans le colza, et depuis plus récemment dans les céréales, deux espèces qui enregistrent une croissance de 15 % par an en volume. Aujourd’hui, le maïs, qui ne progresse plus guère, est relégué en 3e position. Autres espèces qui montent, le soja, ainsi que les protéagineux développés en Bourgogne. Cette région représente d’ailleurs le plus fort potentiel de mise en place de nouvelles parcelles.

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